L’humeur du bonheur : L’origine ( 1 )

lhumeur-du-bonheurJe dois vous faire une confidence.

Je n’en ai jamais parlé ici mais je blogue depuis bien longtemps. Laquotidiennedele.com a commencé en 2012 mais je blogais déjà en 2008. J’écrivais, je posais des mots, rimant les uns aux autres, exprimant une pensée transitoire, troublante et à la recherche de quelque chose, mais surtout une pensée libre et naturelle. Beaucoup diront  » c’est chiant  » ,  » elle est déprimée  » mais je les laisse parler car je crois que ce sont des gens qui ne posent jamais de vraies questions.

J’ai toujours admirer Jean d’Ormesson et Fabrice Lucchini, deux êtres que tout oppose mais qui se rejoignent sur un point : ils questionnent la vie, le monde, le pourquoi de toute chose. Un brin médiatique certes mais toujours très juste.

On oublie trop souvent de prendre le temps d’analyser la vie ou sa vie. Du pourquoi je suis là, quelle est ma mission ici ? C’est surtout une façon d’éviter les sujets qu’on ne maitrise pas, que nous n’arrivons pas à contrôler, à dompter. Nous sommes dans une société où on doit montrer que l’on maitrise tout, que l’on sait tout faire, et même savoir gérer ses émotions, ses sentiments. Le bonheur doit être présent dans notre quotidien, sinon on a raté notre vie. Mais a-t-on déjà demander au bonheur ce qu’il en pensait de tout cela ? Est-il en accord avec ce qui se produit ? Quelle est son humeur , son état d’esprit ? Il pourrait l’exprimer ainsi :

Je ne suis qu’un courant d’air 

Qui n’a ni frère , ni soeur , ni père

Je ne suis qu’ un passage dans vos vies

Je ne reste pas un temps infini

Je préfère partir autrepart

Pour éviter de faire des cauchemars

Dès que je reste trop longtemps

Je ne vois que des défauts à vos dépends 

J’aime rester sur une bonne image

Que de pleurer sur des mirages

Je ne suis pas fait pour rester au même endroit 

Et dès qu’un attachement s’entrevoit

Je ne peux m’ancrer plus de temps

Car je sais qu’il arrivera quelque chose à un moment

Parce que des gens peuvent rester immobiles

Je crois que je fais partie de cette famille

Où nous sommes tous des courants d’air 

Qui rafraîchissent vos vies de façon temporaire

Je vous donne un peu de renouveau sommairemment

Puis je suis le couloir vers la sortie précipitamment

C’est pourquoi je n’aime pas trop les effets de groupe qui durent longtemps

Car je sais que je ne trouverais pas ma place dans cet attroupement

Ceux qui n’ont pas de racines profondes

Qui sont comme moi , des gens qui vagabondent

 Leur seul avantage est d’être libre de toutes contraintes

De ne pas subir l’amour  , l’habitat et les plaintes

Tout le monde passe dans la vie de quelqu’un

Certains s’arrêtent en cours de chemin

Ils ont trouvé quelque chose ou une personne qui leur correspondaient

D’autres suivent leurs routes car ils n’ont pas trouvé ce qu’ils cherchaient

Parce que moi je suis encore sur le bord de la route 

Je fais de l’auto-stop  mais personne ne s’en doute.

L’origine …

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